Tu as un objet à vendre et trois sites qui reviennent toujours : Ricardo, Tutti, Anibis. Ils se ressemblent, alors on publie sur les trois « au cas où » — et on découvre après coup qu'une des trois vient de prendre une commission.
Voici la différence réelle, et comment choisir en dix secondes.
Ce que chacune coûte
| Publier | Commission sur la vente | Paiement | |
|---|---|---|---|
| Ricardo | gratuit | 8 à 12 % du prix de vente | encadré par la plateforme |
| Tutti | gratuit | aucune | entre toi et l'acheteur |
| Anibis | gratuit | aucune | entre toi et l'acheteur |
Chez Ricardo, la commission dépend de la catégorie du produit, avec un minimum de 10 centimes et un plafond de 290 francs. Depuis avril 2026, des réductions existent — jusqu'à 30 % de commission en moins selon la façon de vendre, notamment via Ricardo Plus et un rabais tous les cinq objets vendus.
Sur un objet à 400 francs, la commission Ricardo représente 32 à 48 francs. C'est le prix d'un service, pas une arnaque — mais autant le savoir avant de fixer ton prix.
Le détail que presque personne ne connaît
Tutti et Anibis appartiennent au même groupe — Swiss Marketplace Group — et se sont beaucoup rapprochés depuis leur refonte commune de 2024.
Publier sur les deux ne double donc pas vraiment ton audience. Ça double surtout le nombre d'annonces que tu devras penser à retirer le jour où l'objet part.
Comment choisir
Ricardo quand l'objet a une valeur incertaine ou un public d'amateurs : matériel photo, vélo de marque, montre, objet de collection, informatique. Le format enchère fait monter les prix quand plusieurs personnes veulent la même chose, et le cadre de paiement rassure un acheteur qui ne te connaît pas. La commission se justifie quand elle te fait gagner plus qu'elle ne prend.
Tutti ou Anibis — l'un ou l'autre, pas les deux — quand l'objet est encombrant, courant, ou destiné à partir près de chez toi : meubles, électroménager, poussette, matériel de jardin, déménagement complet. Zéro commission, contact direct, retrait sur place. Sur un canapé à 150 francs qu'on vient chercher en camionnette, une commission n'a aucun sens.
Les deux à la fois seulement si l'objet vaut assez pour justifier de gérer deux annonces. En dessous de 100 francs, le temps que tu passes coûte plus cher que la différence.
Le vrai coût n'est pas la commission
Sur la plupart des objets, ce qui te fait perdre de l'argent n'est pas les 10 % de Ricardo : c'est l'annonce écrite en trois lignes à 23 h, sans les dimensions, sans la marque exacte, avec une photo sombre. Elle reste en ligne trois semaines, personne n'écrit, et tu finis par baisser le prix de 30 %.
Une commission de 10 % sur une vente rapide rapporte plus qu'une vente gratuite qui n'arrive jamais.
En résumé
- Objet de valeur, public d'amateurs, prix incertain → Ricardo, et intègre la commission dans ton prix
- Objet volumineux, courant, à retirer sur place → Tutti ou Anibis
- Objet à moins de 100 francs → une seule plateforme, celle où tu es déjà inscrit
- Dans tous les cas, l'annonce compte plus que la plateforme
Chiffres relevés en août 2026 sur les pages d'aide officielles des trois plateformes. Les barèmes changent : vérifie avant de fixer ton prix.