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Vendre en Suisse alémanique : le vocabulaire qui compte

La majorité des acheteurs suisses cherchent en allemand. Traduire mot à mot ton annonce ne suffit pas — ce sont les mots de recherche qui changent, pas seulement la langue.

L'allemand est la langue majoritaire en Suisse, largement devant le français. Publier uniquement en français revient à s'adresser à une minorité du marché — et sur des objets qui voyagent mal, ça se voit sur le prix.

Mais recopier son annonce dans un traducteur ne suffit pas. Ce qui change, ce ne sont pas les phrases : ce sont les mots que les gens tapent.

Traduire n'est pas chercher

Un acheteur ne lit pas ton annonce : d'abord, il la cherche. Et il la cherche avec le mot qu'il utilise, pas avec la traduction littérale du tien.

tu écristraduction littéralece qu'on tape vraiment
véloFahrradVelo (courant en Suisse alémanique)
vélo de courseRennfahrradRennvelo
téléphone portableMobiltelefonHandy
poussetteKinderwagenKinderwagen (celui-là passe)
natelHandy (« natel » ne se dit qu'en Suisse romande)

Le cas du vélo est le plus parlant : « Velo » est un helvétisme que l'allemand d'Allemagne ignore, et c'est pourtant le mot que tape un acheteur zurichois. Un traducteur automatique donnera « Fahrrad », correct et moins cherché ici.

Listelo réécrit ton annonce en allemand, pas seulement en traduit. Essayer Listelo

Trois réflexes qui coûtent des acheteurs

Le mot inventé par la traduction. Les traducteurs produisent parfois des composés impeccables grammaticalement et jamais utilisés. Personne ne cherche un « Gebrauchtgegenstand ». Dans le doute, tape le mot dans la barre de recherche de la plateforme : s'il ne propose rien, personne ne l'utilise.

Le tutoiement mal calibré. Le du passe très bien dans les petites annonces entre particuliers — c'est la norme sur Tutti et Ricardo. Mais une phrase française tutoyée traduite littéralement sonne familière au mauvais endroit. Écris court et factuel plutôt que chaleureux : c'est ce qui est attendu.

Les unités et les formats. Les dimensions se donnent en centimètres, la virgule décimale reste une virgule, et le prix s'écrit CHF 250.– ou 250 CHF — pas 250,00 €. Une annonce dont les formats sont français signale, avant même qu'on lise, qu'elle vient d'ailleurs.

Ce qui ne change pas

Le fond reste identique : nom exact du modèle, dimensions, âge, état avec les défauts nommés, ce qui est fourni, la raison de la vente, les modalités de retrait. Ces huit informations valent dans toutes les langues.

Ce qui change, c'est la façon dont on les cherche.

Faut-il publier dans les deux langues ?

Sur Tutti et Anibis, une annonce = une langue. Deux annonces séparées touchent deux publics, au prix de deux annonces à retirer le jour de la vente.

La règle simple : si l'objet peut voyager ou vaut le déplacement, publie aussi en allemand. Un vélo à 2 000 francs, oui. Un canapé à 150 francs à retirer sur place, non — l'acheteur viendra de ton canton.

Le raccourci qui ne marche pas

Écrire l'annonce en français puis coller le résultat d'un traducteur. Tu obtiendras un texte correct que personne ne trouvera, parce qu'il ne contient aucun des mots réellement tapés.

Ré-écrire prend deux minutes de plus et change qui voit ton annonce.

Écrire une annonce prend vingt minutes. Ou une photo.

Listelo identifie ton objet, estime son prix sur des annonces réelles et rédige l'annonce dans ta langue. Tu copies, tu colles où tu veux.

Essayer Listelo50 crédits offerts, sans carte.